Après le froid humide de Antananarivo, Nosy Be m’accueille avec un parfum d’ylang-ylang, une lumière dorée et cette sensation immédiate que le temps va ralentir. Ici, le mora mora semble flotter dans l’air. Mon aventure malgache prend une nouvelle tournure.


✈️ Arrivée à Nosy Be : Premières senteurs d’ylang-ylang

À mon arrivée, mon transfert m’attend. Un petit jeune nommé Fitihaven. Nous avons environ 45 minutes de trajet pour rejoindre mon hotel nosy be. Je grimpe dans le pickup à ses côtés. Étant seule avec lui, je n’aime pas établir cette distance de client à employé en m’installant à l’arrière. Cela brise immédiatement la glace et nous conversons durant tout le trajet. Il commence déjà à m’introduire à son île.

Notre route est ponctuée des senteurs d’ylang-ylang. Ça sent vraiment bon. Ce n’est pas pour rien que Nosy Be est surnommée « l’île aux parfums ». Ce nom lui va à merveille.

Plantation d'ylang-ylang en bordure de route à Nosy Be Madagascar
La route vers mon hotel Nosy Be, ponctuée des parfums d’ylang-ylang

📜 Le savais-tu ?

En malgache :

  • Nosy = île
  • Be = grande

🏝️ Le Grand Bleu : Mon havre de paix face à l’océan

Nous arrivons enfin à mon hotel nosy be : Le Grand Bleu. Un véritable petit coin de paradis. Il fait très beau, le soleil brille haut dans le ciel. Il faut gravir quelques marches pour rejoindre la terrasse attenante à la réception. Ces premiers pas sont déjà prometteurs. De part et d’autre des escaliers, un jardin tropical accompagne l’ascension.

Hotel Nosy Be — Le Grand Bleu
Hotel Nosy Be — Le Grand Bleu

Puis j’arrive là-haut.

Wow.

Une vue à couper le souffle. Un panorama magnifique avec la mer à perte de vue et une jolie piscine à débordement. En revanche, il n’y a pas de plage car l’hôtel est construit en hauteur. Cela dit, comme je l’apprendrai plus tard, un petit sentier permet d’accéder à une plage en contrebas.

Hotel Nosy Be — Le Grand Bleu-Accueil
Hotel Nosy Be — Le Grand Bleu-Accueil

L’accueil est particulièrement soigné. On m’installe sur un sofa avec une boisson de bienvenue pendant que l’on prépare les formalités du check-in. On me demande également ce que je souhaite pour le déjeuner et le dîner, car tout est préparé sur place. Enfin, on me conduit jusqu’à mon bungalow.

🛖 Mon bungalow avec vue sur mer

Je ne pouvais rêver mieux.

Bungalow en bois avec hamac privatif et vue sur l'océan à Nosy Be
Mon bungalow au Grand Bleu — la vie au ralenti, mora mora 🌺

Une terrasse surplombant le panorama, sans vis-à-vis. Tout en bois. Un hamac m’attend face à cette vue exceptionnelle et à ce beau temps tropical. Il est bien loin le froid de Tana.

Bungalow en bois avec hamac privatif et vue sur l'océan à Nosy Be
Mon bungalow au Grand Bleu — la vie au ralenti, mora mora 🌺

À l’intérieur du bungalow, rien ne manque. J’aime cette ambiance chaleureuse, le bois qui craque sous les pieds, cette sensation d’être dans une cabane perchée. La simplicité du décor et des équipements. Mon aide dépose mon sac sur le support prévu à cet effet. Mon cœur tressaille devant chaque petit détail.

La moustiquaire qui me protégera des moustiques. Couplée au ventilateur, elle devrait me garantir de belles nuits. Que dire de ce panier d’osier destiné aux vêtements à laver ? Ou encore de ce lézard peint en noir sur le mur qui semble presque prendre vie ?

Bungalow en bois avec hamac privatif et vue sur l'océan à Nosy Be
Mon bungalow au Grand Bleu — la vie au ralenti, mora mora 🌺

Bref, je ressens une profonde gratitude d’être là.

L’aventure à Nosy Be peut enfin commencer.


🌅 Première soirée tropicale à Nosy Be

Après m’être installée, j’enfile une tenue plus légère et, nu-pieds, je me rends sur la terrasse du restaurant pour déjeuner. La cuisine est simple mais agréable. Ensuite, je passe l’après-midi à profiter de la piscine. Contrairement aux flots bleus de Antananarivo, ici je peux réellement en profiter, ce que je fais avec délectation.

Bientôt, le soleil tire sa révérence en laissant derrière lui des couleurs dorées. Je m’installe dans mon hamac pour savourer pleinement cet instant. C’est aussi l’heure où les moustiques s’invitent à la fête. Heureusement, il y a du moustico. Cette spirale verte typique de mon enfance au Burkina Faso. Décidément, le monde est petit.

Je dîne tôt, puis profite encore un peu de ma terrasse jusqu’à ce que les moustiques aient finalement raison de moi. Je regagne donc mon bungalow, bouquine un peu, puis m’abandonne aux bras de Morphée.

Demain, un tour de l’île m’attend.


☀️ Premier réveil à Nosy Be

Le lendemain matin, c’est avec plaisir que je m’installe sur la terrasse du restaurant pour un petit-déjeuner complet. Fruits fraîchement coupés, œuf sur le plat, confiture maison, toasts et bien sûr mon thé. Le tout avec une vue imprenable sur la piscine et la mer.

Hotel Nosy Be — Le Grand Bleu-Petit Déjeuner avec vue
Hotel Nosy Be — Le Grand Bleu aupetit Déjeuner

Le Grand Bleu porte décidément bien son nom.

Des oiseaux s’invitent eux aussi à la fête. Ils plongent dans la piscine comme pour se rafraîchir. Ce spectacle termine de me mettre le cœur en joie.

« Elle est pas belle la vie ? »


🚣 Direction Lokobé : Entre mangroves et pirogue traditionnelle

Fiti me conduit ensuite jusqu’au village de pêcheurs d’Ambatozavary où mon guide Hervé m’attend.

Sur la route, j’observe de nombreux éboulements. En m’enquérant auprès de Fiti, il m’explique qu’il s’agit des vestiges du dernier typhon qui a ravagé l’île. Derrière la carte postale tropicale, Nosy Be porte encore les cicatrices des colères de la nature.

Des femmes tiennent des panneaux de signalisation sous le soleil afin d’indiquer les zones de travaux. Stop & Go. À certains endroits, la chaussée s’est tellement rétrécie que le trafic doit être alterné.

Nous passons également devant plusieurs plantations d’ylang-ylang.

Une fois les présentations faites, Hervé et moi montons à bord d’une pirogue traditionnelle afin de rejoindre Lokobé. Un jeune homme nous fait avancer à la seule force de ses bras.

Pirogue traditionnelle malgache naviguant dans les mangroves vers Lokobé Nosy Be
En pirogue vers Lokobé — ça rame dur 🚣

Ça rame dur.

Même si j’ai l’habitude des piroguiers de mon village Tengrela, je ne peux m’empêcher de me sentir un peu inutile au milieu de la barque, transportée comme une princesse. J’admire néanmoins les mangroves que nous longeons. Au loin, une file de pirogues tractées par un bateau à moteur rappelle une réalité bien différente.

Notre jeune piroguier, lui, semble reconnaissant que nous ayons fait appel à ses services.

À un moment, le niveau d’eau dans la pirogue me paraît un peu haut. Il est temps d’entrer en action. Je commence donc à écoper avec le récipient prévu à cet effet.

Puis je continue à observer les plages et les établissements qui les bordent.

C’est Little Italie.

Partout, des noms italiens. Une fois arrivée à Lokobé, mes impressions se confirment : on parle italien quasiment partout.



🌿 Explorer Lokobé pieds nus

Heureusement, la faune et la flore de Lokobé valent largement le détour.

Je descends de la pirogue et décide d’explorer cette réserve nu-pieds pour une connexion plus profonde avec la nature. Cela surprend mon guide qui me dit que c’est l’apanage des « vrais Malgaches ». Cela me fait rire.

Mais c’est exactement ce que je ressentais profondément.

Marcher pieds nus dans cette forêt me donnait l’impression de retrouver quelque chose de profondément ancestral. Comme si voyager consistait parfois simplement à enlever quelques couches entre soi et le monde.

Évidemment, il faut rester prudent. Épines, pierres, aspérités… les risques de blessure existent. J’en avais déjà fait les frais au Kenya lors de mon safari à Amboseli où une épine s’était logée dans mon pied alors que je marchais nu-pieds dans le lodge.

Dans la réserve de Lokobé, j’ai pu observer des lémuriens, un boa constrictor, plusieurs caméléons — dont le plus petit du monde — et d’autres merveilles de la nature.

Lémurien dans son habitat naturel dans la réserve de Lokobé à Nosy Be Madagascar
Les lémuriens de Lokobé — des rencontres qui font le voyage 🐾

Nous y reviendrons plus en détail dans le prochain épisode car ce parc mérite qu’on s’y attarde.


🍽️ Déjeuner sur la plage et discussions sur le tourisme

Après la visite, nous déjeunons sur la plage. Le repas est bon et copieux. J’invite naturellement mon guide et le piroguier à le partager avec moi. Cela les surprend.

Pour moi, cela semble normal.

Je ne serais de toute façon pas capable de terminer seule tout ce repas.

Face à mon insistance, ils finissent par accepter, même s’ils se mettent légèrement en retrait pour manger. Pendant ce temps, d’autres guides nous rejoignent et une discussion passionnante s’engage autour du tourisme à Nosy Be, de l’africanité et des difficultés du quotidien.

Après déjeuner, je fais une petite balade sur cette belle plage.

J’aimerais me baigner, mais la marée basse est impressionnante. Pour pouvoir réellement s’immerger, il faut marcher très loin. L’eau reste peu profonde sur des dizaines de mètres. La différence avec le niveau de la mer à notre arrivée est saisissante.


⚓ Découverte de Hell-Ville

Après une nouvelle traversée en pirogue, Hervé me raccompagne au point de rendez-vous où m’attend Dany, le propriétaire du Le Grand Bleu, pour la suite du tour.

Nous grimpons dans son pickup et mon amphitryon me raconte son île à sa façon.

Dany est un expatrié installé depuis plusieurs années à Nosy Be. Ce que j’apprécie particulièrement chez lui et sa compagne malgache, c’est leur volonté de développer un tourisme plus éthique, notamment en proposant des salaires équitables à leurs employés.

Nous nous rendons ensuite à Hell-Ville, la capitale de l’île.

On y trouve le vieux port, mais aussi la plupart des services essentiels.

Nous faisons un arrêt et j’en profite pour me promener le long de la belle promenade du littoral. Des bancs de pierre invitent à la contemplation. Depuis la berge, on aperçoit plusieurs bateaux au loin dont la blancheur contraste avec le bleu intense du ciel et de la mer.


💦 Une fin de journée à la cascade de Nosy Be

Puis Andy me récupère et nous poursuivons vers la cascade de Nosy Be.

Nous devons nous y reprendre à deux fois pour retrouver le chemin. Le boom immobilier a tellement transformé le paysage que même Dany ne reconnaît plus certains repères.

Heureusement, nous sommes en 4×4 car la piste est peu praticable.

Depuis le véhicule, nous apercevons de belles bâtisses bénéficiant sans aucun doute de couchers de soleil extraordinaires.

Arrivés près de la cascade, nous devons terminer à pied. Quelques marches, des passages glissants, un sentier de terre… il faut faire preuve d’agilité.

Puis enfin, nous arrivons.

La cascade porte une magnifique robe d’eau qui donne immédiatement envie de se baigner.

Cascade de Nosy Be avec eau turquoise entourée de végétation tropicale
La cascade de Nosy Be — une belle robe d’eau qui invite à la baignade 💦

Nous y retrouvons un guide connu de Dany accompagné d’une cliente du Grand Bleu. Celui-ci grimpe au sommet de la cascade avant de plonger sous nos regards impressionnés.

Je m’aventure moi aussi dans l’eau malgré l’heure tardive. J’évite toutefois de me mouiller la tête. L’eau est fraîche et très agréable.

Mais bientôt, la température commence à baisser.

Je ressors donc prudemment pour éviter de glisser.

💡 Astuce : « Prévoyez une serviette et des chaussures antidérapantes pour les cascades ! »

Nous reprenons ensuite la route avec l’objectif de rejoindre le mont Passot pour le coucher du soleil. Malheureusement, les embouteillages nous en empêchent.

Cela nous permet toutefois d’assister à des manifestations politiques liées à la victoire récente, aux élections législatives, d’un enfant du pays.


🌙 Retour à mon hotel nosy be

Nous rentrons finalement au Grand Bleu après cette journée bien remplie.

Je retrouve avec bonheur le confort de mon hamac.

Après un dîner spécial, je regagne mes pénates car demain une nouvelle aventure m’attend : la découverte de l’un des joyaux de l’archipel, Nosy Iranja.


🌴 Côté pratique – Préparer son voyage à Nosy Be

✈️ Comment arriver à Nosy Be ?

Nosy Be possède son propre aéroport international : Fascene (NOS). Deux options :

  • Vol direct depuis Paris (selon saison — vérifier les disponibilités)
  • Vol via Antananarivo (TNR) avec correspondance domestique sur Air Madagascar ou Tsaradia

💡 Si tu transites par Tana, prévois une nuit sur place — les vols domestiques ne sont pas toujours synchronisés. Je raconte mon expérience dans l’article sur Antananarivo.

Hotel Nosy Be — Le Grand Bleu

Le Grand Bleu — mon coup de cœur absolu.

  • 📍 En hauteur, vue mer panoramique
  • 🏊 Piscine à débordement
  • 🍽️ Restauration sur place, tout cuisiné à la commande
  • 🌿 Bungalows en bois, hamac privatif, ambiance cabane tropicale
  • ✅ Tourisme éthique : salaires équitables, circuits raisonnés
  • ⚠️ Pas de plage directe — mais un sentier mène à une plage en contrebas

💡 Réserve directement auprès de l’hôtel — Dany propose aussi des tours de l’île personnalisés. C’est lui qui m’a accompagnée à la cascade et à Hell-Ville.

🗺️ Visites incontournables

Si vous cherchez que faire à Nosy Be, j’ai rassemblé toutes les infos pratiques dans l’article ci-dessous


🏝️ Les excursions à ne pas manquer depuis Nosy Be

Nosy Be est une base incroyable pour explorer des îles paradisiaques autour.

Voici celles que j’ai personnellement testées 👇

🌿 Lokobé — immersion en forêt primaire

Une réserve naturelle unique.

  • Lémuriens
  • Caméléons
  • Plantes médicinales

👉 Une expérience brute, connectée à la nature
👉 À faire absolument avec un guide local


🌅 Mont Passot : les lacs sacrés et le coucher de soleil légendaire

La route vers le Mont Passot est déjà un spectacle en soi.

Les lacs sacrés de Nosy Be se succèdent, posés dans la verdure comme des miroirs. Et puis, au bord du chemin, un caméléon d’un vert quasi fluorescent nous stoppe net. On reste là, quelques secondes suspendues, avant de reprendre la route le cœur léger.

Au sommet, 329 mètres au-dessus de l’île, le coucher de soleil nous attend.

Ce que j’ai vu là-haut, je ne l’oublierai pas de sitôt.

👉 Le Mont Passot mérite bien mieux qu’un paragraphe : Mont Passot : coucher de soleil et lacs sacrés au sommet de Nosy Be


💙 Nosy Iranja — l’île au banc de sable magique

Clairement un coup de cœur.

  • banc de sable entre deux îles
  • eau cristalline
  • tortues marines

👉 Une excursion incontournable à Nosy Be
👉 (article complet dispo sur le blog 😉)


🔜 Nosy Sakatia — tortues marines et fonds préservés

Connue pour :

  • ses tortues
  • ses fonds marins
  • son côté plus préservé

🐢 Nosy Sakatia : Après mon excursion à Nosy Iranja, j’ai nagé avec des tortues. Oui, vous avez bien lu. Des centaines de mètres dans l’océan Indien, avec des tortues vertes. Une expérience qui m’a appris que l’océan n’est pas un obstacle, mais un miroir.

👉 Mon conseil :

  • Privilégiez les excursions tôt le matin (moins de monde, eau plus calme).
  • Emportez une crème solaire minérale (les crèmes classiques sont toxiques pour les tortues).

📌 Lire l’article complet


❓ FAQ – Voyager à Nosy Be

☀️ Quelle est la meilleure période pour visiter Nosy Be ?

La saison sèche, entre mai et octobre, est souvent considérée comme la période idéale pour profiter de l’île. Les températures restent agréables et l’humidité est plus supportable.

En revanche, la saison des pluies peut réserver des surprises. Lors de mon passage, l’île portait encore les traces visibles du dernier typhon.


🚕 Comment se déplacer à Nosy Be ?

Les déplacements se font principalement :

  • en taxi,
  • en tuk-tuk,
  • en pickup,
  • ou via les excursions organisées par les hôtels.

Certaines routes peuvent être très abîmées, notamment après les fortes pluies. Un véhicule adapté peut vite devenir indispensable.


🎒 Que mettre dans sa valise pour Nosy Be ?

Quelques indispensables :

  • antimoustique puissant,
  • crème solaire,
  • chaussures d’eau ou sandales de randonnée,
  • vêtements légers,
  • maillot de bain,
  • petite veste légère pour les soirées,
  • pharmacie de voyage.

Si vous souhaitez explorer Lokobé pieds nus comme moi, prudence tout de même avec les épines et les pierres.


💵 Peut-on facilement retirer de l’argent ?

Il est préférable de toujours prévoir du cash. Certains établissements acceptent les cartes, mais ce n’est pas systématique, surtout dans les petits commerces ou pour certaines excursions locales.


🔐 Sécurité à Nosy Be

Même si l’île reste globalement agréable, plusieurs locaux m’ont parlé d’une insécurité croissante dans certaines zones.

Quelques précautions simples :

  • éviter de laisser des affaires visibles dans les véhicules,
  • limiter les déplacements isolés de nuit,
  • privilégier les recommandations locales pour les excursions.

🌍 Pourquoi choisir un hébergement engagé ?

J’ai particulièrement apprécié l’approche plus éthique du Le Grand Bleu, notamment concernant les conditions de travail des employés.

À Nosy Be comme ailleurs, soutenir des structures locales ou responsables est aussi une manière de voyager autrement.


🌊 Dernier jour à Nosy Be : massage, esprits farceurs et au revoir à l’île aux parfums

Avant de quitter Le Grand Bleu, je m’offre un dernier plaisir : un massage. Les mains expertes de la masseuse dénouent en quelques instants les tensions accumulées entre la pirogue, la cascade et les routes cahoteuses. Un moment suspendu, presque méditatif, face à cette vue que je ne me lasse pas de contempler.

Je profite une dernière fois du hamac, de la piscine à débordement, de ce silence ponctué par le chant des oiseaux plongeurs. Nosy Be m’a offert bien plus qu’un simple séjour : une vraie parenthèse.

🌂 L’esprit farceur me suit encore

Petit clin d’œil à l’univers : après avoir perdu un objet en Égypte, puis à Mfangano Island au Kenya me voilà cette fois privée de mon parapluie, disparu sans explication entre le bungalow et la réception. Comme si un petit esprit facétieux s’amusait à me délester, étape après étape, de mes effets personnels.

Je hausse les épaules en souriant. Après tout, le mora mora m’a appris à lâcher prise sur ce genre de détail. Ce ne sera visiblement pas le dernier objet volatilisé de ce voyage.

🚙 Retour vers l’aéroport avec Fiti

Fiti, mon chauffeur du premier jour, revient me chercher pour le trajet retour. Cette fois, nous ne sommes pas seuls : deux autres clients de l’hôtel partagent le trajet avec moi.

💡 Astuce Noirenvoyage : Attention, le partage de transfert ne change rien au tarif facturé au Grand Bleu

La conversation s’installe naturellement, ponctuée par les mêmes odeurs d’ylang-ylang qui avaient marqué mon arrivée. Une belle boucle qui se referme.

🌸 L’ylang-ylang, un dernier souvenir olfactif

J’aurais voulu m’arrêter directement dans une plantation pour acheter de l’huile essentielle d’ylang-ylang, LE souvenir emblématique de l’île. Mais nous sommes dimanche, et la plupart des plantations sont fermées.

Qu’à cela ne tienne : je trouve finalement mon bonheur directement à l’aéroport de Fascene, chez une petite dame qui propose des flacons authentiques.

💡 Astuce Noirenvoyage : si tu comptes ramener de l’huile essentielle d’ylang-ylang, prévois ton achat en semaine directement en plantation, les prix y sont plus intéressants et l’authenticité garantie.

✈️ Un imprévu à l’embarquement

Comme souvent à Madagascar, le mora mora réserve son lot de surprises. Cette fois, un souci administratif concernant mon vol en business class m’oblige à faire une réclamation sur place. Rien de dramatique, mais un nouveau rappel que voyager ici demande une bonne dose de patience et un sens de l’humour à toute épreuve.

💬 Une rencontre qui compte : Quentin

Dans la salle d’attente, je rejoins Quentin, un voyageur croisé quelques jours plus tôt lors de mon excursion à Nosy Iranja. Ces rencontres impromptues, nées d’un simple hasard de calendrier, font partie de ce que j’aime le plus dans le voyage en solo : cette capacité à créer du lien avec des inconnus qui deviennent, le temps d’une conversation ou d’un trajet, des compagnons de route.

Nous refaisons le film de nos aventures respectives sur l’île, comparons nos impressions, échangeons quelques adresses. Un joli point final à ce chapitre malgache.

📋 Le petit questionnaire inattendu

Avant l’embarquement, une jeune femme me soumet un rapide questionnaire sur mon expérience à l’aéroport, ressenti général, sécurité, coup de cœur, points d’amélioration. Un exercice qui me pousse à formuler, à voix haute, ce que je retiens vraiment de ce séjour : la générosité des rencontres, la beauté brute des paysages, et cette philosophie du mora mora qui continue de m’accompagner, bien au-delà de l’île elle-même.


Direction Tananarive, pour une deuxième impression bien différente de la première. Je vous raconte ce retour à Tana — entre le Rova Hotel, la rencontre avec Laza et le départ vers Antsirabe — dans la suite de l’aventure.


💬 Et toi, qu’est-ce qui t´attire le plus dans un voyage insulaire : les rencontres, la nature, les plages… ou cette sensation rare de ralentir enfin ?

Dis-le-moi en commentaire.

Veloma Nosy Be… fa tsy veloma mandrakizay.
(Au revoir Nosy Be… mais pas pour toujours.) :::


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